La ballade du tautogramme

Dans un paysage paradisiaque

Un palanquin passe près d’une princesse

Elle porte ses présents à la pagode

Un perroquet et une perruche, en petits pète-sec

Perchés sur la pierre philosophale

Plument les passants.

Mais rackettés par des rapaces

Ils repèrent un rafiot et raflent une reinette

De rage, elle se ramasse, rapetisse

Et avec rapidité ressort du rafiot.

Elle rejoint un rastaquouère, peu recommandable.

Rebelle, elle rebondit sur le rebord d’un récupérateur

D’une cabane à cacahuètes.

Elle n’est pas dans le caca avec ses croassements, la cabotine.

Cabocharde, elle cadenasse le cafardeur dans un cagibi du café.

Cahin-caha, elle cavalcade dans la campagne

Avec ses camarades du Calvados.

Cambriole les cambuses avec les camés au cannabis du coin.

Pui se camoufle sous les campanules

Par une chaleur caniculaire

Elle croise Cupidon, son cœur caramel dans un carquois

Ils crèchent dans un caravansérail

Où une cartomancienne cache

Un macaque madré.

Ils magnétisent une madone qui murmure un madrigal

Pour un Madrilène de la mafia.

Bien que le magot soit maigrelet

Ils mettent la main sur un majestueux magnolia.

Un malabar, malicieux, pas malléable, malodorant

Manie, ce malotru, le mandarin avec maniaquerie.

Malintentionné, il manigance pour mettre la main sur le magnolia.

Il tombe dans la taupière d’un tatoueur tatillon.

Pas téméraire

Notre type tâte de la thalassothérapie en Thaïlande

Et tombe dans le traquenard du tourisme.

 

Mireille HEROS

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P

Perpignan paraît promettre plein de poésie pour perpétuer le plan pas pourri de pépé : promouvoir partiellement le partage du potager planté par papa. Pourquoi ? Probablement parce que Perpignan prétend posséder le plus parfait parterre de pommes de pin du pays. Prodigieux ! profèrai-je publiquement en parcourant péniblement le pré personnel du papy. Participez pleinement au projet ! Prenez part à la party !

R

Raisonnablement la reine rugissante du rail risque de se retrouver en rade. Rarement rudoyée, elle règne richement sur le radiotélégraphe qui radote sans raison et râle en renversant une rame récalcitrante de raisin. Le renvoi du récepteur réactionnaire risque de révéler des réalités ridicules, voire renversantes. Rions-en...

C

Comment cuisiner le cumin ? Certainement en comptant cumuler les casseroles, car ma cocotte est carrément culottée et censément corrosive. Ce cuissot de chameau cuit avec des carottes et des courges, mais sans curare, conviendra à coup sûr. Les crustacés crus seront critiqués mais croqués sans chichi. Et un peu de caramel, ça calmera les  calomnieurs !!

M

Mais qui mendie misérablement devant le musée des mots ? Un minable minet sans mémoire qui mime le malfrat malfaisant de la maison des marchands. Sa mobilité mérite une minute de mégalomanie, le monde moderne modère les méchants mômes aux molaires maculées. Moussaillon, mouline ton mousqueton, mouche ton moteur, et mange des mousserons 8 Ménage ta monture, mire ton minois et meurs en musique !

T

La tentative de terrasser la termitière tombe tristement en toupie. Le travesti tout trempé se trémousse sur la trappe, puis traverse une taupinière en tremblant, pendant que tangue ton tonton dans la travée des trémières. Quel tohu-bohu ! Le territoire des terroristes, un tertre en terrasse, tend à tomber tragiquement dans les tournesols, et la tôle du toit se transforme en toboggan pour le touriste qui titube en traquant un troupeau de taureaux. Quel trust !

Michelle THOMAS

 

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Petit Pierre parle potion et potiron, il pêche dans le poêle un petit pois poisseux.

Puis il pointe le plumet sur le pied de biche pile sur la perche pour patrouiller sur le port.

Pathétique mais patient il passe particulièrement devant la parabole du parapet, particularisme

qui parfume parfaitement la puanteur du pâtis.

Une pinte de pinard avant de piocher et on ne pinaille plus, on prévoit de prévenir le prince du prodige providentiel.

 

 

Réagissons, ras le bol du rayonnement qui ravage avec des rayures le réceptacle de reclassement.

Remorquons les remontrances sur les résurgences du robinier.

Les romains romançaient leur rodéo pour rogner leur robuste rocaille.

Romains et ronces rouvrent le royaume rudimentaire des ruches.

La route est rude pour ceux qui roulent trop rapidement.

Ca rouspète chez les rugbymans.Ils sont sur les rotules et au bout du rouleau, rompons le risque de la rivière, allons ripailler.

 

Le cachalot fait concurrence au cacatoès : ils cabriolent chacun dans leur coin se croyant des cabris.

Un carrosse en carton -pâte charrie des chaperons chapeautés.

Ca chante dans le chef lieu.

Les chefs chauvins chauffent leurs chaussures et leurs chaussettes.

Les chenilles cheminent vers le chêne.

Les chevaux chevronnés cherchent le chèvrefeuille, chimère pour chipoteur.

Choisissons  le chocolat pour la chronique des chuchoteurs.

Les circonstances cisèlent une circonspection pour le choix du cirque ou de la cisaille.

Assez de cognac et de cochonnailles ! Vive le colza !

 

Mangeons des macarons ! Plutôt que de la macédoine ou des marrons.

Des misérables moches montrent des mocassins au montagnard.

Montons dans la montgolfière pour montrer le Mont dore au moujik moustachu.

Moulinons nos moustiquaires pour multiplier les murs rideaux et museler les moustiques.

Vite au musée avant que les musaraignes mutilent les mystérieuses momies.

 

Terrassons le terrifiant terrier. Comme le tigre il toise les turbos dans un tableau tacheté.

La tempête a tempéré la tendance technique de  taxation des taupes.

Le taurillon téméraire télescope le témoin de la termitière.

Dominique GILLIARD