Désert au sable mouvant

Emporté par le vent

Haut, très haut dans le ciel plombé

Spirale infernale aux grains d’or.

Une caravane avance lentement

A contre courant

Le sable comme un voleur

Se faufile sous les cheiks

Brûle les yeux des caravaniers

Cingle les jarrets des chameaux.

Au loin se profile le caravansérail

Fanal dans ce paysage d’apocalypse

Fier, prêt au combat de titan

Avec cet ennemi

Qui toujours trouve la faille.

Assaillies par la tourmente

Les rides des dunes se creusent

A force de verser des larmes

Face à la férocité de la tempête.

Puis, soudain, fatigué de crier sa colère

Le vent rentre dans sa coquille.

Alors un grand oiseau blanc

Prend son envol.

 

Mireille HEROS

Club des Poètes de Marne-la-Vallée

13 mai 2018