La table d'écriture

15 février 2018

L’ardeur : thème du spectacle-récital du club des Poètes de Marne-La-Vallée

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Le vendredi 16 mars 2018 à 20h30 au Petit Théâtre de l’Arche à Torcy, le club des Poètes de Marne la Vallée donnera son 15ème spectacle récital. Cette manifestation se veut un rendez-vous pluri artistique avec au programme de la poésie, du chant, de la musique et de la danse.

 

Des troubadours aux poètes de la pléiade en passant par les grands romantiques, les surréalistes et aujourd’hui les slameurs, l’ardeur est l’essence même de la poésie. Elle exalte la fougue, la passion, la colère, la révolte… en un mot tous les sentiments humains.

 

Les poètes du club de Marne la Vallée liront les textes de grands auteurs comme Aragon ainsi que leurs propres textes.

 

Une soirée où la langue française sera la vedette.

 

Ce spectacle s’inscrit dans le cadre du Printemps des Poètes initié par Jack Lang et qui fête sa 20ème édition.

 

Informations pratiques

Entrée : 7 euros, gratuit pour les mineurs (pot des poètes inclus)

Renseignements et réservations : 01 64 61 74 52

Petit Théâtre de l’Arche – 9 place des Rencontres à Torcy

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14 février 2018

Les deux caniches

 

Dans un cirque au pays du soleil levant

Un couple de caniches savants

Chaque soir exécutaient sur la piste

Des numéros de danse fantaisistes

Mêlait à l’envi tango, valse, paso, salsa

Et tout le tralala

Elle, c’était vraiment une belle pouliche

Un cœur de pierre avec des yeux de biche

Elle savait jouer de sa blonde crinière

Et de la paupière

Pour mettre à ses pieds

Son coéquipier.

Elle menait la danse

Le rudoyait sans complaisance.

Lui arborait un air de chien battu

Qui en disait long sur son vécu

Il faisait peine à voir

A la suivre chaque soir.
Las de ses réprimandes

Un jour, il décida de la priver de viande

Et cacha l’écuelle

D’une compagne aussi cruelle

Elle fureta, renifla dans la maison.

Ne trouvant rien, hurla à la trahison.

Affamée, elle usa de fausse douceur

Pour amadouer son danseur.

Il lui proposa de danser devant le buffet

En guise de banquet

Ventre affamé n’a point d’oreilles

Et croit aux monts et merveilles

Au premier tempo

Le danseur trébucha sur un slow

La belle ne put réprimer sa colère

Et se transforma en panthère.

Ce qu’on donne aux méchants

On le regrette tout le temps.

Mireille HEROS

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Deux manchots sur un tableau

Sur un tableau

Deux manchots posent

Sur un glacier

Dans le blizzard.

L’un d’entre eux

Veut s’échapper

De cette geôle

Et retrouver

Le froid polaire.

Comment s’y prendre

Quand les bras manquent ?

Monsieur le vent

Emporte-moi

Dans ton traîneau

A air pulsé

Dit le manchot

Je me ferai

Aussi léger

Que les flocons.

Le vent accepte

Casse la vitre

Prend à son bord

Le sauvageon.

L’autre manchot

Abandonné

Seul au milieu

Des bris de glace

Ne sait que faire.

Alors, il pleure

Dans son chagrin

Il se souvient

De l’abandon

De ses parents

Quand ils couraient

Sur la banquise

A la recherche

De nourriture.

Pas assez fort

Il doit mourir

Il ne fera

Rien de sérieux

Décident-ils

Les bras cassés

On n’en veut pas.

Le cœur serré

Petit manchot

Se ratatine

Puis il s’endort.

Soudain, un flash.

Il sursaute

Suis-je au ciel ?

Au paradis ?

Un photographe

Prend dans ses bras

Ce drôl’ d’oiseau

Et le dépose

Dans une boîte

La tête en bas.

Petit manchot

Tremble de peur.

La boîte s’ouvre

De sa démarche

A la Charlot

Secoue ses plumes

Sur l’argentique

Où il rejoint

Le manchot frère.

Mais aujourd’hui

Devant la glace

Du cadre d’or

Il est bien seul.

Pas de glissades

Ni de rigolades.

Alors, il part

Dans son habit

En queue de pie.

Rejoint ses frères

Plonge à Sea Life

Dans l’Antarctique

Recomposé.

 

Mireille HEROS

UIA

19 février 2018

 

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09 février 2018

Paysage d'hiver

Dans la lueur blafarde du soir

Allée des Bois, des ombres glissent

Sentinelles dans la nuit blanche

Les réverbères implorent l’étoile polaire

De quitter son manteau de givre.

Rosée dans le ciel de l’hiver

Les chandelles de glace pleurent

Larmes de soleil sur la neige.

Les sapins dans leur robe blanche

S’amusent des flocons fripons

Le chemin se couvre de ouate

Sur un fil transparent, la pie

Se balance, tout en noir et blanc,

Dans un décor étincelant

 

Mireille HEROS

Février 2018

 

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31 janvier 2018

Quand les proverbes volent en éclats

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Chaumière où l’on rit vaut mieux  que palais où l’on pleure.    

Car nul n’a plus besoin d’un sourire que celui qui n’en a plus à offrir.

Même  si le malheur n’entre guère que par la porte qu’on lui a ouverte, ce n’est pas faute de vouloir que l’on tombe.

Ah les somptueux  palais, il ne faut jamais lancer de pierre quand on habite une maison de verre.

Enfin vite cherchons un bon médiateur menteur pour excuser notre geste et toute sa violence.

Qui se venge d’un petit affront cherche à en recevoir de grands et qui cache ses fautes veut encore en faire.

Le cœur ne parle pas mais il faut savoir l’écouter.

Dominique Gilliard

 

Quand on se casse l’épaule, on n’a jamais autant besoin de satisfaire son envie d’écrire des poèmes ou des histoires à dormir debout. L’inspiration titille votre cerveau. Les idées fusent. Les doigts voudraient enserrer ce stylo pour coucher sur le papier tout ce que vous avez sur le cœur.

Mais votre bras reste à quai et ne veut rien savoir. Il est têtu comme un âne qui refuse d’avancer tant qu’il n’a pas obtenu son quignon de pain. De son côté provocateur, vous aimeriez vous passer et faire de ce proverbe chinois votre devise : lorsque l’on a affaire à un sot, le mieux est de l’ignorer.

Mireille HEROS

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Ca chauffe dans la cité du Printemps des Poètes

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C’est jour de fête à la cité du Printemps des Poètes. Les rimailleurs de la planète vont se livrer à une joute littéraire. Grande prêtresse de cette manifestation, la Semeuse à la dent de lion inspecte les allées du Dictionnaire où tous les mots rivalisent d’élégance.

 

Dans l’allée des mots-fleurs, pétunias, géraniums, œillets, roses exhalent un doux parfum. L’allée des verbes, elle, se prépare pour un concert de rock avec guitares et cuivres. L’allée des adjectifs tisse de longs rubans pour habiller les balcons. Dans un coin un peu plus reculé, les adverbes voudraient bien se débarrasser de leur « anticonstitutionnellement », trop lourd à porter. Maisouetdoncornicar, lui fait l’agent de liaison au carrefour  des trois colombes.

 

A l’entrée de la cité, un panneau indique «  circulation et stationnement interdit à tous les points d’interrogation ». Au détour d’une allée, la Semeuse à la dent de lion n’en croit pas ses yeux : un char à bras empli d’objets bizarres avec une tête et une queue, la nargue. Elle s’approche. Les objets se mettent à rire, lui lance des quolibets. Comment ces intrus, osent-ils troubler l’ordre public. La Semeuse sort son carnet. Donnez-moi vos noms et adresse. Silence. Que faites-vous ici ? D’où venez-vous ? Où allez-vous. Les objets restent muets.

 

Furieuse, la Semeuse à la dent de lion relève le numéro d’immatriculation du char : 007 cœur de pirate  et verbalise les contrevenants. « ce mardi 23 janvier 2018, le véhicule 007 cœur de pirate est pris en flagrant délit de transport de points d’interrogation, interdits de séjour au sein de la cité du Printemps des Poètes.  Pour avoir enfreint la loi, vous êtes condamnés à recoller des éclats de vers pour en faire un poème à la gloire du dictionnaire. Ce poème est à déposer sous trente jours à l’adresse mail  suivante : jaimelapoesie@ardeur.com

Permettez-nous, Madame la Semeuse à la dent de lion, de contester cette amende, répliquent les objets. Vos lunettes vous ont trahi. Nous ne sommes pas des points d’interrogation mais seulement des mots qui commencent par la lettre Q. Si nous étions entassés comme des sardines dans ce char à bras, c’était uniquement pour faire valoir nos revendications pour avoir notre allée au sein de la cité. A l’évidence, il y a quiproquo. Nous subissons les quolibets de l’alphabet. De grâce, reconnaissez nos facultés à poser des questions.

 

Mireille HEROS

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Les E sont interdits au carrefour de la poésie

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Au carrefour de la poésie, face au stop de la grossièreté, arrive la rue des rimes. Puis prendre l'avenue Victor Hugo pour accéder au parc des Contemplations.

Georges Pérec, casquette sur la tête verbalise tous les "e" et les garde pour en faire une immense omelette !

Au commissariat, rue des Bons-enfants, Jacques Prévert déchire toutes les contraventions. il distribue des cacahuètes pour remplacer toutes les "amendes".

A l'école des Strophes la maitresse compte les pieds des enfants en arrivant.

 

Sont interdits par Arrêté :

- tous les "e"

- la grossièreté sous toutes ces formes, même et surtout au volant

- se garer au carrefour de la Poésie sans avoir écrit un vers, un poème.

 

Contraventions :

- Avis : utilisation mots y compris immatriculation auto sans aucun "e", voir pagination pour punir dix fois transcrit, puis trois points soustraits

- Manque totale d'imagination au Carrefour pour rédiger poésie printanière et primesautière, même pas un minimum de vers fleuris

- Avoir troublé la quiétude des poètes en courant dans le Parc des Contemplations sans respecter l'inspiration, la rêverie des écrivains, des ménestrels, des troubadours...

 

La défense :

- Que Nenni Monseigneur : les "e" sont partout pour s'exprimer, déclamer, chanter, la vie, la nature. Il faut être M. Pérec (avec deux "e") pour s'essayer à un tel délire. Il a fini le malheureux par se suicider.

- Au Carrefour de la poésie, je conduisais mon char et m'occupais de mes bœufs avant de versifier. Avouez que c'est plus prudent !

- Enfin si j'ai couru dans le Parc, c'était pour exprimer ma joie d'être arrivé à temps pour rimailler avec le printemps. Je voulais chanter la nature, la culture, l'écriture sans rature car je m'appelle Arthur et même si je suis un gros dur cela n'a rien d'une torture.

 

Maryse Bugnet

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Le parc des poètes

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Le Parc des Poètes est un immense domaine de prés fleuris, coupés d’allées gravillonnées pleines de méandres. Des arbres de toutes les couleurs parsèment ces espaces, longent aussi les allées. De ci de là de jolies maisonnettes de couleurs variées proposent aux passants des boissons et des petits encas. Pour consommer, des chaises longues sont installées sous de jolis parasols de couleurs chatoyantes.

Pour les véhicules venant de l’extérieur, seules quelques allées sont autorisées, comprenant quelques petits parkings bien cachés. Aucune publicité n’est autorisée. Des corbeilles à papier sont disséminées sous les buissons. Il est interdit de jurer, de cracher ; par contre danser et chanter sont encouragés.

Norbert, le gardien à grosse moustache, fait le tour du parc, l’oeil noir, la moustache hérissée, la moue sévère. Il a dans la poche droite une petite pince, dans la poche gauche des bonbons au miel, pour punir ou récompenser. Il se prend un peu pour Dieu, le dieu du parc des poètes.

Le voilà qui repère un véhicule très sale et très mal garé : aussitôt il décide de punir : un poète, se dit-il, ne PEUT pas avoir une voiture sale et mal garé. Il siffle, le propriétaire arrive : il le pince et lui dit  pour ce coup-ci je ne vous pince qu’une fois, mais je dois aussi dresser procès-verbal pour une contravention.

contravention :

le véhicule de marque CRADOS, immatriculé SALE ET MOCHE est indûment garé en épi contre la haie de troènes, ses roues écrasant des pensées devant, et des soucis derrière, ce qui est formellement interdit. Une seule pincette pour le conducteur, mais une grosse amende de 100 €, et 2 points en moins sur son permis-de-réciter-des-vers sont décidés.

Réaction du contrevenant :

Monsieur l’Agent, Norbert, Dieu du parc, mon ami, pitié !! Oui j’ai très mal garé mon véhicule, oui j’ai écrasé 2 pensées et 2 soucis ; j’ai accepté d’être pincé, je le méritais. Payer 100 €, oui je le mérite aussi. Mais, Monsieur le Dieu Norbert mon ami, ne me supprimez pas deux points sur mon permis de réciter des vers, je vous en supplie !! C’est mon gagne-pain, je récite, je récite, je n’ai rien d’autre dans la vie ! Soyez bon, soyez Dieu, soyez GRAND !

Lorsqu’on tombe ce n’est pas le pied qui a tort. Une chute. Splash ! Mon pied a glissé, je me suis étalée. Dis donc, mon pied, tu ne pouvais pas rester bien à plat sur le sol ? Eh non, figure toi que ton équilibre vient de plus haut, me répond-il. Recommençons si tu veux : hop, debout, tu sens bien que je t’aide à t’équilibrer, mais si tu me lèves, tu dois porter ton poids sur mon jumeau, moi je n’ai plus rien à voir avec ça !

Bon d’accord, j’y réfléchirai à deux fois avant de t’accuser, et j’y penserai avant chaque pas que je ferai..

 

Michelle Thomas

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Circuit poétique réservé au printemps

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Déjà il faut un terrain à la fois nu mais ombragé par endroit, avec des coins broussailleux qui mènent dans des enclos ou chacun trouvera des sources d’inspiration : vieilles machine en état de marche, ruisseau magique, caillou de verre poli, fleurs et arbustes du monde entier …

Pour superviser le tout, une plate forme en hauteur avec une longue vue pour avoir une vue d’ensemble.

Dans un coin abrité des tables, des bancs, des chaises longues.

Seuls les véhicules maximum  deux places et ornés de verdure sont autorisés.

Ils ne doivent pas dépasser le30 km/h sur le terrain nu et sont interdits dans les taillis.

Vu la taille du parc et avec cinq entrées différentes il y a neuf poètes professionnels et un professeur de français pour verbaliser.

Un quad sans immatriculation garni de guirlande de lierre sans fleur a pénétré à vive allure(environ 45 km/h) dans le  taillis menant au ruisseau magique.

Des poissons chats en grand nombre ont péri sous ses roues lorsqu’il a voulu franchir un gué imaginaire !

Maintenant bloqué au milieu de la rivière son moteur répand de l’huile et de l’essence à force de se désembourber.

Endroit interdit, trop grande vitesse et pollution : trois infractions qui appellent un retrait de deux points chacune, récupérable seulement après la récitation de deux poèmes de tris poètes différents (quarante lignes minimum)

Cette fois c’est Verlaine qui s’y colle, soyez donc concis et vif.

Désolé de vous contredire mais il n’y avait aucun panneau indiquant ces interdictions à l’entrée que j’ai utilisé. Des barbares ont du le détruire afin de pouvoir circuler à leur aise ou revendre le métal.

Bien sûr je reconnais la pollution mais comment faire autrement pour sortir de cette rivière ?

Soyez indulgents, je suis prêt à vous réciter deux poèmes et j’y mettrai beaucoup d’ardeur avec tout mon cœur.

Dominique Gilliard

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Un logorallye qui a du coeur

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Jojo tend la sébile aux passants : "à votre bon cœur", répète-t-il la "bouche en cœur". Il a bien froid mais "aux mains froides le cœur chaud" se dit-il. Malgré son sourire édenté le "cœur heureux lui donne un visage épanoui". Il est confiant, c'est "avec le cœur" qu'il voit passer les gens. La plupart des hommes l'ignorent quelques femmes et leurs gamins s'arrêtent, "cour de femmes, abime insondable" chante-t-il de sa voix éraillée, et il ajoute "beaux yeux, cœur canaille" pour une jolie blonde. Il reçoit quelques piécettes et même des sandwichs. Malgré quelques vicissitudes de la vie, il se répète comme un mantra "à cœur vaillant rien d'impossible" !

Maryse Bugnet

 

Loin des yeux loin du cœur, mais la bouche en cœur on cherche à faire prospérer notre cœur inquiet. Car le cœur gouverne la raison et à cœur vaillant rien d’impossible.

Malgré tout il faut faire soi même le travail pour aller au cœur des problèmes

Nous pouvons donc voir avec notre cœur heureux, visage épanoui, le cœur canaille  du mec aux beaux yeux.

Evitons l’abîme insondable au cœur des femmes et laissons survivre notre cœur secret.

Dominique Gilliard

 

Elle avait la bouche en coeur. Il avait le coeur heureux, donc le visage épanoui. Coeur contre coeur, leurs coeurs battaient plus vite comme sous l’emprise de la peur. La peur qu’un jour, loin des yeux loin du coeur. Mais à coeur vaillant rien d’impossible, pensaient-ils. Tu n’es pas Casanova, bourreau des coeurs, lui dit-elle. Tu as de beau yeux, mais pas le coeur canaille, lui répondit-il. Ton coeur de femme, cet abîme insondable, ajouta-t-il, ne me fait pas peur : tes mains sont froides, ton coeur est chaud. Suivons notre coeur, conclurent-ils, le coeur gouverne la raison.

Michelle Thomas

 

Loin des yeux, loin  du cœur ;

Casanova ne nous contredira pas.

Auprès des jeunes filles à la bouche en cœur

Il jouait les jolis cœurs

Elles ne résistaient pas à ses yeux cœur canaille

Ce bourreau des cœurs

Mendiait l’amour avec ardeur.

Il sondait l’abîme infini du cœur des femmes.

Cœur heureux fait visage épanoui

Et le sien l’était particulièrement

Lorsqu’une rose sur le cœur

Il déclarait, les mathématiques dessèchent le cœur.

Le sien battait plus que de raison

Il maniait le cœur à cœur

Avec la dextérité d’un magicien.

Il réveillait les cœurs secrets

Qui en oubliaient la raison

Gentilhomme au grand cœur

Casanova fut en bourreau des cœurs

Butinait à cœur joie

Les belles aux mains froides

Mais au cœur chaud.

 

Mireille HEROS

 

 

 

 

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