La table d'écriture

15 novembre 2017

L’ours Nivasin et l’abeille maya

ours terrifiantscary_angry_bearabeille maya

Nivasin était un ours mal léché du cercle polaire

Qui une fois par an, sortait de sa tanière

Pour rendre justice au plus démunis dans le monde.

Ses plaidoyers étaient connus à mille lieues à la ronde.

De sa plume velue, il égratignait à l’envi

Quiconque ne partageait pas ses ennemis

Il s’accordait les faveurs de la gente animale

A coup de cadeaux et autres bacchanales

Du moindre désaccord faisait son miel.

Les puissants de la terre entière craignaient son fiel.

Contre monnaie sonnante et trébuchante

Dans les cours, Nivasin faisait régner l’épouvante.

Un jour, une abeille Maya

Sur la patte de Nivasin se posa.

Séduit par autant d’or

La considéra comme un trésor

Entre ses bras puissants, la serra

La serra tellement fort que l’abeille étouffa.

Dans un sursaut, de son dard

Elle l’envoya dardar

Dans l’enfer de la gratouille

Sa bouille se transforma en une citrouille.

Nivasin plongea dans les eaux glaciales

Pour échapper au supplice de Tantale.

Se jura un peu tard

De ne plus chercher la bagarre.

 

Mireille HEROS

Récipro’savoirs

23 novembre 2017

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Maléfique à Angelina : enquête avec Robert Langdon

Museo-Guggenheim-España

Galaxie.O, le 20 novembre 2017

 

Angelina, ma jolie,

 

Toujours aussi rêveuse. Quelle douceur dans ta lettre qui donne envie de se perdre au royaume des chimères.

 

Actuellement je suis à Bilbao en compagnie de Robert Langdon . spécialiste en symbologie. Figure-toi que son ami , Edmond Kirsch, un crack en informatique, va démontrer ce soir qu’il a découvert les origines du monde, Vaste question qui anime les humains depuis la nuit des temps.

 

Il a pris pour théâtre, le célébrissime  le Guggenheim, ce musée dédié à l’art moderne et dessiné  par l’architecte Franck Ghéry. La mise en scène est gigantesque avec des écrans géants reliés à Internet pour une annonce qui va bouleverser le monde dans ses croyances les plus profondes.

 

Je te laisse, le Maître est prêt à lever le rideau.

Je t’embrasse

Maléfique

 

Mireille HEROS

UIA

20 novembre 2014

 

 

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Angelina à Maléfique : les attrape-rêves

Noisiel, le 13  novembre 2017

 

Chère Maléfique,

 

As-tu déjà essayé d’attraper des rêves ? Ici c’est très tendance c’est un objet de déco bohême. Lorsque j’ai découvert cet objet chez Cultura avec ma copine Moumou,  j’ai littéralement été séduite par son côté aérien, léger, par sa capacité à m’emmener vers de lointaines contrées là-bas  chez les Amérindiens. Selon la légende, il éloignerait les mauvais rêves et apporterait la sérénité.

 

Il n’en fallait pas plus pour que je sorte les napperons au crochet de nos grand-mères, des dentelles, des rubans, des perles et bien sûr de belles plumes blanches. J’ai laissé mon imagination vagabonder  et j’ai fabriqué des attrape-rêves. Le temps a suspendu son vol, éloignant les petits tracas quotidiens, les mesquineries, malheureusement bien humaines. Un chant amérindien m’est   revenu en mémoire :

Je suis

Je suis terre

Ma chair est lac

Je suis soleil

Mes veines sont rivières

Je tambourine mon tambour

Je suis soleil

Mon cœur est feu

Mon sang est volcan

Je tambourine mon tambour

J’en étais là dans ma rêverie dans le soleil couchant d’automne quand le téléphone a sonné. Une voix cauchemardesque a hurlé  « C’est pour quand votre bilan financier et votre rapport d’activités. Si j ne les trouve pas dans ma messagerie demain, je plombe votre Assemblée générale ».

En guise des documents demandés, je lui ai fait parvenir une de mes créations avec la dédicace suivante : « Un rêve vaut mieux que tous les bilans financiers de la terre »

 

Et toi Maléfique, accroches-tu tes rêves au sommet des montagnes ou les souffles-tu sur l’océan ?

 

Réponds-moi vite

 

Angélina

 

Mireille HEROS

UIA

20 novembre 2017

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01 novembre 2017

La table d'écriture rend hommage à Jacques Prévert

Logo rallye à partir des titres des œuvres de Jacques Prévert

 

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Les paroles des enfants du Paradis, le charme de Londres, les couleurs de Paris, le spectacle du grand bal du printemps tout cela fait la pluie et le beau temps !

Le cheval de trois, les histoires du petit Lion, de Bim le petit âne et Guignol sont des contes pour enfants pas sages !

Mais le chant et l'oiseau, le tour de chant de l'opéra de lunes, la lettre des iles Baladar, les lumières d'homme, c'est pour toi mon amour.

Rappelle-toi Barbara le crime de M. Lange sur le quai des Brumes avec ces drôles de dames, le fatras des histoires et autres histoires imaginaires sur la promenade de Picasso, ces images de Varangéville, je ne suis pas Miro.

Les vignettes pour les vignerons sont réservées aux visiteurs du soir.

Maryse Bugnet

19 septembre 2017

 

Rappelle-toi Barbara

Rappelle-toi Barbara de ces drôles de dames sur le quai des Brumes. Elles attendaient les visiteurs du soir sur leur cheval de Troie pour le grand bal du printemps.

 

Il y avait le petit lion, une bête de spectacle, sortie tout droit d’un livre d’histoires de Guignol. Bim le petit âne lisait les lettres des îles Baladar sur la promenade de Picasso. A l’opéra de Lune, Miro faisait son tour de chant.

 

Les enfants du paradis écoutaient les contes pour enfants pas sages. Ils buvaient les paroles de  ce Varangéville qui distribuait des vignettes aux vignerons comme on fait la pluie et le beau temps. Quel fatras.

 

Rappelle-toi surtout Barbara des couleurs de Paris, des images mises en lumière par l’homme séduit par les images de Londres. Ah, il en racontait des histoires jusqu’au jour où la fiction rejoignit la réalité avec le crime de Monsieur Lange dans les arbres. Le chant et l’oiseau tombèrent pour un pater noster imaginaire en criant : pour toi mon amour.

 

Mireille Héros

 

Prévert paroles-925089

Les sandwiches à la Jacques  Prévert

Il n'aime pas les choux-fleurs

Il dit non avec le cœur

Ce n'est pas bon pour son quatre heures

 

Le prof de math s'est déshabillé

Tous les problèmes sont posés

Franchement il fallait oser

 

Compter c'est pas pour les marmots

Les chiffres et les mots

Il n'y a rien de plus beau

 

Il a fait de la haute voltige

Sous les huées des enfants prodiges

Difficile pourtant de se tenir sur une tige

 

Il vient de lui offrir des fleurs

Il dessine le visage du bonheur

Il écoute les battements de son cœur

Maryse Bugnet

 

 

Le moral dans les chaussettes

Il dit non avec le cœur

Mais il dit oui à la bouteille

 

Un verre ça va, trois verres, bonjour les dégâts

Tous les problèmes sont posés

Mais le verre, toujours, s’accroche à la bouteille

 

Cinq sept cinq

Les chiffres et les mots

Vous obtenez un haïku

 

Ca chiale, ça crie, ça hurle

Sous les huées des enfants prodiges

Les violons pleurent

 

Un sourire s’épanouit sous son pinceau

Il dessine le visage du bonheur

Pour le tableau et l’oiseau

Mireille HEROS

 

 

prevert1Histoires à la Jacques Prévert à partir d’une citation

 

Il ne faut pas laisser les intellectuels jouer avec les allumettes

Ils s'enflamment, s'échauffent et se brûlent les neurones.

Discussions, théories, controverses, ils argument avec passion mais n'écoutent pas les dissensions

Incapable de redescendre de leurs hautes sphères, qui va refroidir leur ardeur, quel pompier éteindra leur folie, qui les ramènera dans la vraie vie ?

Ouvre tes yeux monsieur le puissant, de ton trône redescend, va prendre le train, va chercher le pain, bois un verre de vin, roule-toi un joint…

Plus tard il sera trop tard, notre vie c'est maintenant.

Maryse Bugnet

 

Le temps mène la vie dure à ceux qui veulent le tuer. Ce temps qui nous file entre les doigts comme le sable dans le sablier. Ce temps auquel nous consacrons toute notre énergie pour le domestiquer, le caser dans l’agenda de notre vie.

On a même inventé l’heure, les minutes et les secondes, pour le trancher. Pour être certain d’en avoir un morceau d’avance au cas où l’on en manquerait. Il nous fait courir tant et tant, qu’à bout de souffle, on l’attrape mais aussitôt s’enfuit dans sa course folle. Même les nuages s’y mettent et font la pluie et le beau temps.

Alors j’ai dit stop et lui ai demandé de se mettre en roue libre. De prendre le temps de vivre. Et là j’ai reconnu le bonheur au bruit qu’il faisait.

Mireille Héros

 

 

 

 

 

 

 

 

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Maléfique à Angelina - Avatar et les tableaux numériques

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Galaxie.O, le 31 octobre 2017

 

Angelina, ma jolie,

 

Je ris encore des aventures de ta camarade de classe. En cette période d’Hallowen, les araignées envahissent la toile du royaume des nouvelles technologies. Elles prolifèrent au fil des jeux en tout genre. Elles endossent tour à tour le rôle des gentils et des méchants.

 

Elles ont été crées par Avatar, un personnage virtuel qui habite dans une maison arbre gigantesque. Elle regorge de moteurs de recherche, de souris sans queue ni tête, de bugs, de clics, de claviers muets, de disques tout durs, de navigateurs en perdition, de serveurs sans plat, de touches qui ne se touchent pas, d’icônes qui pleurent et qui rient…

 

Au royaume d’Avatar tout est possible. Il est capable de lâcher, en une poignée de secondes,  une armée d’araignées sur un tableau numérique. Les enfants n’en seront pas effrayés. Ils s’amuseront à organiser des courses d’araignées, des concours de dentelle avec la veuve noire ou encore  à explorer des territoires vierges sur la galaxie numérique. Ils le feront sans crainte d’être punis puisqu’Avatar occupera la place du professeur.

 

Pour l’heure, mon Angelina, je retourne à mes aiguilles à tricoter le futur.

 

Je t’embrasse. A bientôt.

Maléfique

 

Mireille HEROS

UIA

6 Novembre 2017

 

 

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Angelina à Maléfique - Quand une araignée perturbe le cours de géographie

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Noisiel, le 25 octobre  2017

 

Chère Maléfique,

 

As-tu connu les cartes de géographie affichées dans les salles de classe ? Quand j’étais enfant cette carte était située à gauche de l’institutrice avec un trait épais pour les fleuves et un plus mince pour les affluents. Un peu comme le plan du métro aujourd’hui avec le tracé du RER en rouge et du métro en noir.

 

Pour les villes c’était la même chose : un gros point noir pour les grandes agglomérations et un plus petit pour les villes d’une certaine importance. Tu vois, il y avait déjà une ségrégation entre la ville et la campagne.

 

J’évoque cette époque de mon enfance pour te raconter un souvenir qui me fait toujours rire.  Pendant les leçons de géographie, la maîtresse désignait au hasard (en était-ce vraiment un ?) une élève pour montrer la ville que nous étudiions. Ce jour-là, c’était Lyon. Elle appelle Nicole Blouin, une petite boulotte, pas très futée, mais fille d’un  riche cultivateur. Quand l’institutrice lui demanda de montrer Lyon sur la carte, elle resta pétrifiée. De colère, la maîtresse se leva pour lui caresser des doigts de sa règle. Elle aussi eut un sursaut. L’une d’entre nous avait collé une grosse araignée noire bien velue en plastique.

 

Inutile de te dire que nous avons toutes été collées sauf Nicole Blouin.

 

Crois-tu Maléfique qu’on pourrait faire courir une araignée sur les tableaux électroniques histoire de faire peur aux copains ?

 

J’attends ta réponse

 

A bientôt

Angélina

 

Mireille HEROS

UIA

6 novembre 2017

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30 octobre 2017

Promenade au Luxembourg

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Chelles, le 16 octobre 2017

 

Chère Françoise,

 

Figure-toi, que, lundi dernier,  je suis allée au jardin du Luxembourg. En ce début d’automne, l’air y est très doux et les feuilles d’or commencent à tapisser les allées. Quelle ne fût pas ma surprise quant au détour d’une allée, je me suis trouvée face à deux enfants sales, les cheveux hirsutes, les vêtements dépenaillés. J’aurais juré qu’ils sortaient tout droit « des Misérables » de Victor Hugo. Le regard implorant, ils semblaient dire « j’ai faim ». Ils se tenaient par la main puis couraient après les pigeons  qui mangeaient les morceaux de pain lancés par une vieille dame.  Tu connais mon côté aragonesque. J’ai tout de suite imaginé que poussés par la faim, ils allaient se précipiter sur les morceaux de pain !

 

J’en étais là dans mes réflexions quand je vis l’un deux saluer la vieille dame pendant que l’autre, avec une dextérité inimaginable, ouvrait son sac et lui volait son porte-monnaie. Aussitôt je me suis mise à crier. La vieille dame ne comprenant pas la situation s’est mise à m’agonir en m’accusant de racisme, d’égoïsme et j’en passe.

 

Finalement, j’ai repris ma promenade sur les pas de Jean Valjean et de Cosette, en me disant que le monde était bien injuste. Du temps des Misérables, les enfants pauvres étaient pourchassés. Aujourd’hui les honnêtes gens sont victimes sont victimes de la bobocratie qui veut faire le bien à tout prix. Je te le dis, ma chère amie, le monde n’est plus ce qu’il était.

 

N’oublie pas que je t’attends mardi prochain pour notre table d’écriture.

 

Je t’embrasse

 

Mireille

 

Mireille HEROS

UIA

6 novembre 2017

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Le corbeau, le rat et les chèvres

Un matin dans le parc de Noisiel

Un rat et un corbeau se disputaient une poubelle

Qui vous a permis de violer mon territoire

S’exclama le corbeau péremptoire

Vous apprendrez, Monsieur le Rat, que je suis, de ces lieux, le nettoyeur

Et que chaque matin avec mes frères, je vide les conteneurs.

J’en conviens Monsieur le Corbeau mais ma famille est nombreuse

Et je dois la nourrir pour la rendre heureuse

Quelques restes nous suffisent pour régler notre pénurie alimentaire

Une petite croûte de fromage, un quignon de pain feront notre affaire.

Le corbeau et le rat n’ont d’égal que leur intelligence

En deux temps trois mouvements s’accordèrent sur le partage des compétences.

A malin, malin et demi, le corbeau tira vite parti de la situation

Et mit en service une armée de rats en faction

Pour ramener les sacs en plastique

Au pied d’un chêne antique.

Il n’est point de petites affaires se dit le rat

Et tout de go la proposition accepta.

Le corbeau vit son capital prospérer

Le rat et sa famille  regardèrent la famine s’éloigner.

Tout allait pour le mieux

Mais leur réussite, chez les chèvres, faisait des envieux.

Un soir de bombance, elles se fondirent dans le décor

Discrètement, s’infiltrèrent dans la cave à trésor

Elles mangèrent toutes les provisions

Et pas des demi-portions.

Rien ne résista à la folie ravageuse des biques

Pas même le plus petit morceau de plastique.

Bientôt leur bedaine gonfla et éclata

Alertés, les corbeaux et les rats constatèrent les dégâts.

De leurs tripes se régalèrent

Et de se méfier des belles biques se jurèrent.

 

Mireille HEROS

RECIPRO’SAVOIRS

9 Novembre 2017

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18 octobre 2017

Fête à l'italienne

Bona sera Signorina

Ce soir nous fêtons l’Italie

Faites danser vos taffetas

Au diable la mélancolie.

 

Ce soir, on dîne de pizzas

Enivrons-nous de Proseco

Votre parfum de mimosa

Aurait ravi Victor Hugo.

 

O sole mio, sous les étoiles

Le bel canto, de la voix donne

Le vent s’engouffre dans les voiles

Au son des violons à Cremone.

 

La felicità, mon trésor

Nous conduit par de-là les mers

Les flots et leur écume d’or

Nous emportent dans leurs chimères.

 

La vie est douce Bellissima

Joignons-nous à la tarentelle

Bona sera Signorina

Affolez-moi de vos dentelles.

 

Mireille HEROS

Récipro’savoirs

19 octobre 2017

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05 octobre 2017

Le poète désenchanté

 

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Muse, ma compagne, mon amante, 

Tant que l’amour durera, pour toi ma muse, j’écrirai ton nom au présent et au futur, en lettres d’or au firmament.

Sur les chemins bordés de chimères des jardins d’Hispahan, pour toi je cueillerai les roses de l’éternité.

D’un croissant de lune, je te ferai une barcarole et nous voguerons vers des rivages poudrés d’or dans l’aube naissante.

Mais pour l’heure, Muse, ma plume se languit de toi. Pourquoi ce silence ? Mes vers n’ont-ils plus l’heur de te plaire ou la neige de mes cheveux t’effraie-t-elle ?

Muse, ma compagne, mon amante, mon cœur est celui d’un enfant toujours prêt à s’émerveiller devant un arc en ciel, à s’enflammer pour un seul de tes regards. Ce regard où la neige étincelle de mille couleurs, où la musique du vent danse sur les nuages.

Muse, ne m’abandonne pas. J’ai mal de toi moi le rimailleur  qui ne vit que pour toi.

Muse, je t’aime.

Un poète désenchanté.

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Mireille HEROS

UIA

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